L’attaque contre l’aéroport de Riyad a fait 13 morts et plus de 300 blessés le 10 octobre, avant une nouvelle frappe meurtrière le lendemain. La F1 n’a annoncé aucun changement de calendrier, mais les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi se retrouvent au centre des interrogations à quelques semaines de la fin de saison.

L’aéroport international King Khalid de Riyad a été frappé le samedi 10 octobre. Selon Reuters, l’attaque attribuée aux Houthis, soutenus par l’Iran, a fait 13 morts et plus de 300 blessés. Une nouvelle frappe a touché le site dimanche, faisant un mort et onze blessés supplémentaires.
Ces événements interviennent alors que la Formule 1 doit terminer sa saison au Moyen-Orient. Le Grand Prix du Qatar est prévu du 27 au 29 novembre à Lusail, avant celui d’Abou Dabi, du 4 au 6 décembre à Yas Marina. Les deux courses figurent toujours au calendrier officiel, mais la dégradation de la situation sécuritaire relance les questions sur leur maintien.
Quelques jours avant l’attaque, Stefano Domenicali avait confirmé le maintien des Grands Prix du Qatar et d’Abou Dabi. Mais cette déclaration précédait les frappes du week-end. La F1 n’a pas encore pris publiquement position sur leurs conséquences pour la fin de saison.
Une décision était attendue autour de la mi-octobre, selon plusieurs responsables d’équipe. Imola a notamment été évoqué comme solution de remplacement, sans qu’aucun accord ne soit annoncé. La F1 avait déjà dû revoir son calendrier cette année, avec l’annulation du Grand Prix d’Arabie saoudite et le déplacement de celui de Bahreïn à Sepang, en Malaisie.
Le Dakar et les championnats d’endurance également concernés
Le sport automobile a déjà commencé à s’adapter aux incertitudes dans la région. Le Rallye d’Arabie saoudite a été retiré du calendrier 2026 du WRC en septembre, en raison de l’instabilité régionale et de difficultés logistiques. Le WEC a également remplacé ses courses prévues au Qatar et à Bahreïn par des épreuves à Barcelone et à Monza.
Le Dakar 2027 doit toujours se tenir en Arabie saoudite du 1er au 15 janvier. La presse espagnole évoque plusieurs solutions de repli, dont un parcours modifié ou un transfert au Maroc.
La F1 a déjà traversé une situation tendue dans le royaume. En 2022, une attaque contre un dépôt d’Aramco près du circuit de Djeddah avait provoqué une longue réunion avec les pilotes. Le Grand Prix avait finalement été maintenu après des garanties de sécurité des autorités.
Antonelli pourrait être titré plus tôt que prévu
L’annulation du Qatar et d’Abou Dabi aurait aussi un effet direct sur le championnat. Après Singapour, Kimi Antonelli compte 340 points, contre 238 pour George Russell. Avec 102 points d’avance et seulement 100 points encore disponibles sur les quatre Grands Prix précédents, le pilote Mercedes serait mathématiquement assuré de terminer devant son équipier si les deux dernières courses étaient supprimées sans remplacement.
L’ajout d’une course à Imola porterait le maximum disponible à 125 points. Antonelli conserverait donc une marge, mais ne serait plus assuré du titre sur la seule base de son avance actuelle.









