Toto Wolff estime que les critiques de la F1 2026 devraient « se cacher » après Miami. Mercedes refuse toute révolution précipitée

Le Grand Prix de Miami a offert à Mercedes un argument parfait pour défendre la nouvelle réglementation moteur. Grâce à la victoire de Kimi Antonelli au terme d’une course spectaculaire et riche en dépassements, Toto Wolff estime que les critiques visant les règles 2026 ont perdu une partie de leur crédibilité.
Depuis le début de la saison, les nouvelles unités de puissance divisent profondément le paddock. La forte place accordée à l’électrique, la gestion permanente de l’énergie, les phases excessives de lift and coast ou encore les écarts de vitesse inquiètent autant les pilotes que les fans.
Face à la montée des critiques, la FIA a déjà dû introduire plusieurs ajustements à Miami afin de limiter certains effets jugés trop artificiels. Le résultat semble avoir convaincu Wolff. « S’il y a encore une seule personne qui se plaint de la course d’aujourd’hui, je pense honnêtement qu’elle devrait se cacher », a-t-il déclaré, selon Crash.net.
Le patron de Mercedes considère même Miami comme une excellente vitrine pour la Formule 1 version 2026.
Mais personne n’est dupe. Derrière cette défense du spectacle se cache aussi un enjeu stratégique majeur. Depuis plusieurs semaines, certaines voix poussent déjà pour modifier rapidement les moteurs. Des discussions évoquent notamment un passage à une répartition 60/40 entre thermique et électrique dès 2027, tandis que Mohammed Ben Sulayem continue de défendre un retour des V8 à l’horizon 2030 ou 2031.
Dans ce contexte, Wolff cherche clairement à calmer le débat. Le dirigeant autrichien estime qu’il est beaucoup trop tôt pour remettre en cause une réglementation introduite il y a seulement quelques courses. Et difficile de ne pas y voir aussi un intérêt sportif : Mercedes domine actuellement cette nouvelle ère technique.
L’équipe de Brackley a investi massivement dans ce projet moteur et ne compte évidemment pas voir les règles bouleversées aussi rapidement.
Des ajustements oui, une refonte non
Pour autant, Mercedes ne ferme pas totalement la porte à certaines évolutions.
Wolff reconnaît que plusieurs éléments peuvent encore être optimisés afin d’améliorer le spectacle, notamment les modes de vitesse en ligne droite. « Nous ne serions jamais contre l’idée d’améliorer encore le spectacle. »
Le patron de Mercedes estime également qu’il serait possible d’extraire davantage de performance du moteur thermique à moyen terme.
Mais sa condition reste la même : laisser suffisamment de temps aux constructeurs pour adapter leurs projets sans provoquer une nouvelle révolution technique dans l’urgence.
Après Miami, une chose semble en tout cas claire : Mercedes n’a aucune envie de voir les moteurs 2026 profondément remis en question… surtout maintenant qu’ils commencent enfin à fonctionner à son avantage.





















