La FIA a remis son trophée à Norris à Tachkent. Le Britannique officialise son titre 2025, tandis que Verstappen salue la bataille à distance.

C’est l’image qui manquait pour clore définitivement le chapitre 2025. Cinq jours après l’incroyable finale d’Abu Dhabi, Lando Norris a revêtu son plus plus beau smoking pour recevoir la consécration ultime. Ce vendredi soir, à Tachkent en Ouzbékistan, le pilote McLaren a officiellement reçu le trophée de Champion du Monde de Formule 1 lors du Gala de la FIA.
Ce moment est bien plus qu’une formalité protocolaire. Tant que le président de la Fédération, Mohammed Ben Sulayem (réélu pour un second mandat), n’a pas remis cette coupe entre les mains du vainqueur, le titre reste, techniquement, “provisoire” aux yeux des statuts sportifs.
Désormais, le nom de Lando Norris est gravé dans l’or et l’argent, juste en dessous de la série de Max Verstappen, rejoignant la lignée des immortels du sport automobile.
Si la cérémonie est habituellement un modèle de rigidité institutionnelle, Lando Norris y a apporté sa touche personnelle faite de spontanéité… et de langage fleuri. Appelé sur scène pour le moment de gloire, le Britannique a lâché un juron (“fuck ups”) en évoquant les erreurs commises par son équipe durant la saison.
Conscient de sa bévue face à une FIA qui fait la chasse aux “gros mots” depuis plusieurs mois, Norris s’est immédiatement excusé, craignant une amende. Mohammed Ben Sulayem a saisi l’occasion pour détendre l’atmosphère. Ayant ébouriffé les cheveux du nouveau champion à son arrivée sur l’estrade, le président a plaisanté : « J’allais te mettre une amende de 5.000 euros, mais comme j’ai ruiné ta coiffure, on est quittes. »
Un moment de légèreté qui tranche avec la tension des derniers mois, rappelant que Norris, 26 ans, reste ce pilote “nature” qui détonne dans le monde parfois aseptisé de la F1.
La photo de famille était cependant incomplète. Max Verstappen, le grand battu de cette finale, n’a pas fait le déplacement jusqu’en Ouzbékistan, cloué au lit par la maladie.
Malgré son absence physique, le Néerlandais a tenu à être présent via un message vidéo diffusé dans la salle. Loin de l’amertume affichée parfois à chaud, Verstappen s’est montré d’une classe absolue : « Félicitations à McLaren et surtout à Lando. Vous avez fait une saison incroyable. C’était vraiment cool de courir contre vous jusqu’au bout. »
Il a conclu par un rendez-vous qui sonne déjà comme une menace pour la concurrence : « On se voit en 2026. » Le ton est donné pour la prochaine ère réglementaire.
Certains spectateurs s’étonnent souvent de ne pas voir le trophée de champion du monde remis sur le podium de la dernière course. Cette attente n’est pas logistique, elle est juridique.
Le Code Sportif International de la FIA prévoit une période de “droit de révision” après chaque Grand Prix. Les concurrents disposent d’un délai légal pour contester un classement ou une pénalité. Pour éviter de remettre le trophée à un pilote qui pourrait le perdre sur tapis vert quelques jours plus tard, la FIA attend la clôture définitive de tous les délais d’appel. Ce n’est qu’au soir du Gala que les classements deviennent irrévocables.
Outre Norris, Oscar Piastri était présent pour recevoir son trophée de 3e place, confirmant la densité du duo “Papaye”. Zak Brown (PDG) et Andrea Stella (Team Principal) sont également montés sur scène pour soulever le trophée des Constructeurs. C’est la première fois depuis 1998 que l’écurie de Woking repart de cette cérémonie avec les deux titres majeurs en poche. Une page d’histoire se tourne, une autre s’écrit en orange.
Lando Norris a reçu ce soir son trophée de Champion du Monde Pilotes pour son titre glané cette année 👏🏆#F1 #FIAAWARDS2025 pic.twitter.com/Aff4zOFfpV
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