Toto Wollff annonce des F1 qui frôleront les 400 km/h dès 2026. Aston Martin confirme, mais la FIA tente de calmer les ardeurs

La prochaine révolution technique de la Formule 1 continue d’alimenter les débats. Alors que certains craignent une baisse sensible de performance, Mercedes mise au contraire sur un avenir spectaculaire : selon Toto Wolff, les F1 de 2026 pourraient bien frôler les 400 km/h en ligne droite.
Les nouveaux règlements prévoient une redistribution complète de la puissance, avec une part électrique équivalente au moteur thermique et l’arrivée d’une aérodynamique active. Résultat : des prototypes testés en simulateur donnent déjà des impressions décoiffantes. Felipe Drugovich, pilote de développement Aston Martin, a résumé son expérience d’un mot : « C’est un missile. En sortie de virage, la poussée est incroyable ».
Pour Toto Wolff, ces nouvelles monoplaces vont repousser les limites connues. « Quand la puissance sera pleinement déployée, on s’approchera de 400 km/h », a-t-il affirmé dans la presse allemande. Le patron de Mercedes réfute les critiques sur une éventuelle perte d’intérêt : « On parle d’un règlement qui n’a pas encore été testé en conditions réelles. Pourquoi s’alarmer avant d’avoir vu ces voitures en piste ? »
De son côté, la FIA nuance. Si la vitesse de pointe devrait effectivement grimper, les temps au tour ne battront pas forcément des records. Nikolas Tombazis, responsable monoplace, précise que les simulations annoncent des chronos « entre une et deux secondes et demie plus lents » au début du cycle. Mais il balaie tout scénario catastrophe : « On ne sera pas au niveau de la F2. Le public s’habituera rapidement. Après quelques tours, on ne ressent plus la différence ».
En 2026, le DRS disparaîtra au profit d’un système d’aérodynamique active (X-mod et Z-mod) et d’un « Manual Override », un boost de puissance temporaire inspiré de l’IndyCar. L’objectif est de rendre les dépassements exigeants mais réalisables, sans transformer les lignes droites en autoroutes.