Privée d’un artifice moteur, Mercedes va-t-elle reculer ? Les premiers retours suggèrent un écart presque imperceptible en qualifications

La FIA a porté un coup en interdisant formellement l’astuce moteur utilisée par Mercedes et Red Bull en qualification. Mais les dernières révélations sur le véritable gain chronométrique de cette faille transforment ce grand drame politique en une tempête dans un verre d’eau.
La Scuderia Ferrari espérait voir les Flèches d’Argent s’effondrer sur la grille floridienne. Les données qui filtrent aujourd’hui douchent cet optimisme.
Selon les indiscrétions rapportées par le Corriere della Sera, la perte de temps pour Mercedes et Red Bull sera « infime ». Le journaliste Jon Noble (The Race) est encore plus précis : après avoir sondé un motoriste rival au Japon, la valeur de cette astuce a été chiffrée à très exactement trois centièmes de seconde (0,03s). Moins d’un demi-dixième de gain pur.
Pourquoi prendre de tels risques pour une broutille ? Parce qu’en Formule 1, la pole position peut se jouer à un cheveu. Un autre motoriste tentait d’ailleurs déjà de copier secrètement cette ligne de code, sans parvenir à l’activer correctement.
Dans règlement 2026. La FIA impose une phase de décélération progressive : en fin de ligne droite, la puissance électrique doit chuter de 50 kW par seconde pour préserver la batterie.
Les cerveaux de Brackley et Milton Keynes ont trouvé la parade en détournant le bouton d’arrêt d’urgence du MGU-K. En coupant violemment le système avant la fin du tour, les pilotes annulaient la baisse obligatoire et conservaient 350 kW de poussée maximale jusqu’au dernier millimètre.
Si la FIA a sévi, ce n’est finalement pas pour préserver l’équité sportive, mais pour éviter un drame.
La sanction des 60 secondes transformait des monoplaces en véritables chicanes mobiles. À Suzuka, le système a frôlé la catastrophe. Andrea Kimi Antonelli et Max Verstappen se sont retrouvés à ralentir dangereusement dans les Esses, privés de toute puissance. Le Thaïlandais Alex Albon (Williams) a même dû immobiliser sa machine en pleine piste à cause des bugs engendrés par cette coupure brutale.
Face au risque de collision à plus de 300 km/h, la tolérance zéro a été décrétée. La procédure d’urgence du MGU-K (continuous offset) ne sera désormais tolérée qu’en cas de réelle avarie mécanique.





















