Une simple altercation avec un journaliste ? Pas vraiment. La FIA a décidé de ne pas fermer les yeux dans le dossier Verstappen après Suzuka.

Le coup de sang de Max Verstappen à Suzuka vient de prendre une tournure diplomatique. Éjecter Giles Richards, journaliste du Guardian, de l’hospitalité Red Bull d’un simple « Sors » a provoqué l’intervention directe des hautes instances de la Formule 1.
Selon plusieurs sources dont GPBlog, la FIA a officiellement fait part de son profond mécontentement à la direction de Red Bull. Le Conseil consultatif des médias de la F1 s’est immédiatement réuni pour traiter l’incident. Le message adressé à l’écurie autrichienne est clair : ce type de situation ne peut pas se reproduire dans un cadre médiatique officiel.
Au cœur de cette tension, un contexte encore sensible : la fin de saison 2025, marquée par plusieurs épisodes tendus pour Verstappen.
L’origine de la brouille remonte à la finale d’Abu Dhabi. Richards avait alors interrogé le Néerlandais sur son violent accrochage avec George Russell au Grand Prix d’Espagne, une erreur stratégique qui lui avait coûté neuf points cruciaux.
Face aux médias ce week-end, le pilote Red Bull (au micro de Viaplay) a assumé son boycott total, accusant le journaliste de l’avoir nargué : « Je réponds à beaucoup de questions, même les plus stupides. Mais quand vous me posez cette question sur Barcelone pour la vingtième fois et que vous me riez au nez, c’est fait avec de mauvaises intentions. À ce stade, cela montre un manque de respect énorme. »
Le journaliste britannique, fermement soutenu par une salle de presse « unanimement choquée », plaide de son côté le malentendu absolu. Il évoque un simple « sourire nerveux » provoqué par la virulence de la réponse du champion du monde à l’époque.
La conséquence de cette mise au ban publique a été instantanée. En moins de deux heures, l’adresse e-mail de Richards a fuité en ligne, déclenchant un torrent d’insultes et d’accusations de « toxicité » de la part d’une frange extrême des supporters.
La machine de Milton Keynes est déjà déstabilisée par le récent départ de Paul Smith, son historique directeur de la communication. La nouvelle équipe dirigeante se retrouve désormais à devoir gérer des tensions avec la FIA, tout en canalisant la frustration d’un Max Verstappen qui semble faire payer aux médias ses difficultés en piste avec la nouvelle réglementation 2026.





















