Mercedes-AMG devient le partenaire officiel du programme GT de Verstappen, un choix technique pragmatique et hautement symbolique.

C’est un séisme mais pas forcément celui qu’on imagine. Ce 24 décembre 2025, alors que le monde de la Formule 1 s’apprête à célébrer Noël, le clan Verstappen a officialisé un partenariat pluriannuel avec Mercedes-AMG Motorsport.
Si l’annonce fait l’effet d’une bombe, elle concerne pour l’instant le projet Verstappen Racing dans la catégorie GT3. Mais pour les observateurs avertis, voir le nom de Max associé à l’étoile d’Argent dès 2026 a une saveur particulière.
Le projet personnel de Max Verstappen franchit une étape cruciale. En délaissant ses partenaires précédents pour s’allier à la division Customer Racing de Mercedes-AMG, le quadruple champion du monde de F1 s’offre ce qui se fait de mieux en Grand Tourisme. La structure engagera une Mercedes-AMG GT3 dans le prestigieux GT World Challenge Europe, un championnat réputé pour son niveau de compétition féroce et ses grilles de départ ultra-remplies.
L’exploitation technique sera confiée à l’écurie 2 Seas Motorsport. Pour ceux qui suivent les courses d’endurance, ce nom est synonyme de succès : l’équipe a déjà raflé de nombreux titres avec la monture allemande. Ce n’est pas un simple engagement marketing, c’est une machine de guerre conçue pour gagner.
Pour porter les couleurs de Verstappen Racing en 2026, l’écurie a réuni un mélange explosif de jeunesse et d’expérience. Max Verstappen, bien que concentré sur ses obligations en monoplace, supervise directement le projet et apporte son expertise sur les réglages et la simulation.
Le line-up se décompose ainsi :
- Chris Lulham : Le jeune prodige du clan Verstappen, qui entame sa deuxième saison dans la catégorie.
- Daniel Juncadella : Un vétéran de l’univers Mercedes-AMG (34 ans), dont la science de la course en GT3 est l’une des plus respectées au monde.
- Jules Gounon : Pour les épreuves d’Endurance (comme les mythiques 24 Heures de Spa), l’équipe s’adjoint les services du Français, considéré par beaucoup comme la référence absolue du pilotage GT3 actuel.
« Avec l’apport de Max dans les discussions techniques, c’est un projet extrêmement solide », a souligné Daniel Juncadella. On imagine sans peine le niveau d’exigence imposé par le Néerlandais lors des séances de debriefing.
Techniquement, le choix de la Mercedes-AMG GT3 est limpide. Contrairement à d’autres monocoques en carbone plus “pointues”, la Mercedes dispose d’un moteur V8 atmosphérique de 6,3 litres placé à l’avant, offrant une stabilité aérodynamique et un équilibre que Max Verstappen affectionne particulièrement.
En GT3, tout repose sur la BOP (Balance of Performance), ce système qui équilibre les puissances pour garantir le spectacle. La Mercedes est connue pour être une voiture “tout terrain”, capable de briller aussi bien sur les bosses de Brands Hatch que dans les courbes rapides de Spa-Francorchamps. En s’alliant à Mercedes, Verstappen s’assure d’avoir une voiture compétitive sur tous les circuits du calendrier, un pragmatisme qui lui ressemble.
Vers un pont d’or pour l’avenir en Formule 1 ?
Impossible d’occulter le sous-texte politique de cette annonce. Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes en F1, n’a jamais caché son désir d’attirer Max Verstappen dans ses filets pour la révolution réglementaire de 2026.
Voir Verstappen Racing devenir un partenaire officiel de Mercedes-AMG Motorsport crée un précédent. C’est un premier pas contractuel, une collaboration concrète qui rapproche les deux entités. Si Max Verstappen devait quitter Red Bull en raison des incertitudes sur le nouveau moteur Red Bull-Ford, le chemin vers le garage Mercedes est désormais pavé d’une collaboration technique déjà fonctionnelle.
Ce “cadeau de Noël” technique pourrait bien être le prélude à la plus grande annonce de transfert de l’histoire de la F1 moderne. En attendant, les circuits européens de GT3 s’apprêtent à voir passer une étoile d’argent frappée du logo Verstappen, et cela change déjà beaucoup de choses.