Battu en interne, l’expérience d’Esteban Ocon ne suffit plus. Oliver Bearman représente une menace directe pour son avenir en Formule 1

Esteban Ocon joue sa survie en Formule 1. Si l’écurie Haas a impressionné par son kilométrage et son rythme lors des essais hivernaux, le véritable défi du pilote français ne vient pas du peloton, mais de l’autre côté de son propre garage. Face à un Ollie Bearman décomplexé, Ocon n’a plus aucune marge d’erreur.
La dynamique interne chez Haas a basculé l’an passé. Ollie Bearman a non seulement devancé le Français de trois points au championnat, mais il l’a surtout dominé dans l’exercice des qualifications (14 à 10). Le jeune Britannique s’est même offert le luxe d’enchaîner quatre onzièmes places consécutives et d’établir un nouveau record de régularité dans le top 10 pour l’écurie américaine.
Selon un rapport détaillé de Motorsport-Total, voir un vainqueur de Grand Prix se faire ainsi devancer a été accueilli avec un certain « scepticisme » en interne. Les tensions en piste, cristallisées par leur accrochage à Silverstone, n’ont fait qu’isoler davantage le pilote de 29 ans.
La direction de Haas a décidé de crever l’abcès publiquement. Lors des essais de pré-saison, le directeur de l’équipe, Ayao Komatsu, a dressé un bilan sans concession des performances de son pilote, rappelant l’écart d’expérience censé exister entre les deux baquets :
« Si vous regardez purement le résultat sportif, sans entrer dans les détails, il est certain que personne n’est satisfait du résultat sportif d’Esteban l’année dernière. Il a pour coéquipier un rookie – oui, un rookie incroyable, mais il n’en reste pas moins qu’il a 10 ans de F1 derrière lui. C’est un vainqueur de course, il a fait des podiums, nous attendions donc plus de lui. »
Le manager japonais assume néanmoins une part de responsabilité technique, reconnaissant que la voiture n’a pas toujours été adaptée au style d’Ocon. L’exemple de Bakou fut frappant : handicapé par des performances de freinage qu’il jugeait désastreuses, le Français a sombré en qualifications sur un tracé où Bearman excellait. « Nous ne nous attendions pas à ce qu’Esteban soit si loin », a concédé Komatsu, soulignant l’urgence d’améliorer leurs processus de travail conjoints.
Le timing joue contre Esteban Ocon. Avec un contrat expirant à la fin de cette année, le rapport de Motorsport-Total est catégorique : s’il ne parvient pas à inverser la tendance face à Bearman, une prolongation chez Haas ou un transfert vers une autre structure deviendrait une « perspective lointaine ».
Dans le paddock, des voix influentes comme celles de Ralf Schumacher et Juan Pablo Montoya s’inquiètent ouvertement, estimant qu’une nouvelle campagne difficile pourrait être sa dernière en catégorie reine. Une pression d’autant plus forte que Haas dispose déjà d’un plan de secours : la signature de Jack Doohan offre à l’écurie américaine un remplaçant tout trouvé en cas de séparation avec le Français.
Toutefois, Ocon a les cartes en main pour riposter. Au sortir des essais de Bahreïn, il a qualifié le moteur Ferrari d’« incroyable ». Avec une monoplace apparemment bien née et performante, il n’aura plus d’excuse matérielle pour ne pas reprendre l’ascendant dès l’extinction des feux à Melbourne.






















Le match ,Esteban Ocon / Ollie Bearman risque fort d’être une catastrophe pour notre jeune français !
On assite à une bagarre interne entre un doué et un surdoué !
malheureusement, le surdoué c’est Bearman !