Parti en première ligne, Leclerc chute à la 8e place en Autriche, dépassé trois fois par Hamilton dans une Ferrari en grande difficulté dimanche.

Charles Leclerc est passé d’un samedi encourageant à un dimanche particulièrement compliqué en Autriche. Auteur d’une première ligne inédite cette saison, le Monégasque n’a jamais trouvé le rythme en course et a finalement terminé huitième, dépassé à trois reprises par son coéquipier Lewis Hamilton.
Un scénario difficile à digérer pour le pilote Ferrari, qui admet que personne, de son côté du garage, ne comprend réellement pourquoi la SF-26 est capable d’afficher un tel écart de performance d’un week-end à l’autre.
Parti depuis la deuxième place sur la grille, Leclerc a rapidement perdu le contact avec les hommes de tête. Hamilton, Verstappen, Antonelli, Hadjar puis Norris ont tous trouvé l’ouverture, avant que Ferrari ne tente un troisième arrêt en fin de course pour limiter les dégâts.
Leclerc estime que ses choix de réglages l’ont conduit dans une impasse. « C’était vraiment une mauvaise journée. J’ai choisi une direction de réglages hier qui me semblait assez proche de ce qui fonctionnait bien l’an dernier, mais cette année cela ne marche jamais. Le train arrière n’était jamais là, je glissais partout et je surchauffais les pneus arrière. C’était très compliqué. »
Ferrari peine toujours à expliquer les écarts de performance de la SF-26. À Barcelone, la Scuderia semblait en mesure de rivaliser avec les meilleures équipes après l’introduction de ses évolutions. Une semaine plus tard, à Spielberg, la SF-26 s’est montrée incapable de tenir le rythme en course.
« Personne ne comprend vraiment ces différences de performance d’un week-end à l’autre. À Barcelone, nous avions probablement l’une des voitures les plus rapides et les évolutions fonctionnaient. Je ne pense pas que ce soit lié aux nouvelles pièces ce week-end. Ces voitures sont simplement très sensibles. Si vous n’êtes pas exactement dans la bonne fenêtre de réglages, vous le payez très cher. »
Cette sensibilité explique selon lui pourquoi Ferrari peut se montrer très compétitive sur un tour avant de perdre autant de terrain le dimanche.
Leclerc reconnaît qu’il ne pouvait tout simplement pas lutter face aux pilotes qui l’ont dépassé. « Chaque fois que je me battais avec eux, je savais que j’étais beaucoup plus lent. Il n’y avait pas grand-chose que je pouvais faire. Je me faisais dépasser à l’intérieur, à l’extérieur… Ce n’était pas une course agréable. »
À trois reprises, Hamilton est passé devant Leclerc, avant de rallier l’arrivée en cinquième position.
Cette huitième place prolonge une période compliquée pour Leclerc, qui ne compte qu’un seul top 7 lors des cinq derniers Grands Prix. Au championnat, il recule désormais à la sixième place, à 46 points de Lewis Hamilton.
HAMILTON VS LECLERC 🔥 pic.twitter.com/YSfWytiX8t
— La Gazzetta Ferrari (@GazzettaFerrari) June 28, 2026




















