Hamilton s’étonne d’avoir moins de puissance que Leclerc

Lewis Hamilton frustré à Suzuka : un manque de puissance inexpliqué le fait chuter du podium à la 6e place, loin derrière Charles Leclerc et Mercedes.

Suzuka n’a pas livré les réponses attendues pour Lewis Hamilton. Sixième sous le damier, exactement sa place sur la grille. Sauf qu’entre le départ et l’arrivée, le Britannique est passé par toutes les émotions : d’abord dans le match pour le podium, il a fini par glisser inexorablement, incapable de défendre sa position face à George Russell, Charles Leclerc et Lando Norris dans le dernier tiers de la course.

Le tournant, c’est ce restart après la voiture de sécurité. Hamilton est incisif, il remonte virtuellement à la troisième place, mais ensuite, c’est la dégringolade termes de rythme. Il n’y a pas d’erreur de pilotage ou de raté stratégique du muret des stands. Juste une voiture qui s’essouffle sans raison évidente.

« Au final, c’était assez terrible, parce que j’étais P3 et je me suis retrouvé à reculer », a-t-il lâché, visiblement dépité au micro de Sky Sports. « Je dois comprendre où je perdais toute cette puissance. »

Le mot puissance revient en boucle dans son débriefing : « J’avais un vrai manque de puissance, surtout dans le deuxième relais, mais même au début je ne pouvais pas suivre. »

Le plus dur à avaler, c’est que de l’autre côté du garage, Charles Leclerc ne semblait pas du tout souffrir du même mal. Le Monégasque a tenu le rythme, s’est battu devant, et a clairement semblé disposer d’un avantage sur son coéquipier.

Le Britannique ne tourne pas autour du pot pour décrire ce duel interne : « Ce n’était pas vraiment une bataille… d’une certaine façon, Charles avait plus de puissance que moi aujourd’hui. On a la même voiture, donc il faut que je comprenne pourquoi. » Cartographie moteur différente ? Bug dans le déploiement de l’énergie électrique ? Hamilton reste fidèle à sa méthode, très factuelle : « Je ne comprends pas… je suis à fond, je gère comme on me le demande, et pourtant il me manque de la puissance. »

Pendant ce temps, Leclerc maximise et grimpe sur le podium. Troisième à l’arrivée, il confirme que Ferrari progresse, tout en restant lucide sur la hiérarchie des moteurs 2026. Sont-ils au niveau de Mercedes ? « Je ne pense pas. Ils ont encore un gros avantage », reconnaît-il.

L’équipe dispose de plus d’un mois pour analyser en interne les données avant de s’envoler pour Miami.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
Fondateur de f1actu.com, je suis la Formule 1 depuis plus de 35 ans. Cette expérience me permet aujourd’hui de porter un regard à la fois passionné et analytique sur l’évolution du sport, de ses enjeux techniques à ses coulisses. Avec une équipe resserrée, nous suivons chaque Grand Prix, chaque développement et chaque décision du paddock avec une exigence constante : proposer une information claire, contextualisée et utile aux passionnés. Chaque article fait l’objet d’un travail éditorial rigoureux, incluant relecture et vérification, afin de garantir la fiabilité des informations publiées. Certains outils numériques peuvent être utilisés ponctuellement pour améliorer la fluidité rédactionnelle, mais l’angle, l’analyse et la ligne éditoriale restent entièrement humains. Notre objectif est simple : offrir un contenu original, pertinent et accessible, fidèle à une vision exigeante de la Formule 1. Nos articles sont rédigés avec rigueur et engagement surtout depuis l'arrivée d'un journaliste professionnel chargé de relire et de corriger nos publications. Nous utilisons parfois des outils modernes pour fluidifier l’écriture ou enrichir nos analyses, mais la ligne éditoriale reste claire : proposer un contenu original, pertinent, et fidèle à notre regard de passionnés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *