La FIA au cœur des débats : un drapeau jaune mal géré pourrait avoir coûté la victoire à Max Verstappen face à George Russell en Autriche.

Le Grand Prix d’Autriche s’est conclu dimanche par la victoire de George Russell, mais le résultat final n’a pas refermé la polémique. Bien au contraire. Max Verstappen et Kimi Antonelli ont terminé à moins de deux secondes de la Mercedes après une remontée dans le dernier relais, relançant les débats autour de la pole position décrochée par le Britannique la veille.
Selon plusieurs éléments rapportés dans le paddock, une erreur liée à la gestion des drapeaux jaunes aurait joué un rôle dans le déroulement des qualifications.
Samedi, George Russell a conservé sa pole position sans enquête des commissaires. Les données télémétriques ont montré un lever de pied suffisant après l’accident de Max Verstappen dans le virage 9, sous régime de simple drapeau jaune.
Mais une autre lecture des événements circule désormais. Invité du podcast Chequered Flag de la BBC, le consultant Sam Bird a évoqué des informations provenant de sources internes au paddock : « Il semblerait que le commissaire présent à ce poste ait d’abord brandi un drapeau jaune simple. La FIA est ensuite intervenue pour préciser qu’il aurait dû s’agir d’un double drapeau jaune, mais cette correction est arrivée une vingtaine de secondes plus tard. »
Une fenêtre de temps suffisante pour permettre à Russell de terminer son tour, alors que d’autres pilotes, comme Kimi Antonelli, ont dû lever nettement le pied. Dans un scénario différent, le Britannique aurait probablement été contraint d’abandonner sa tentative, ce qui aurait modifié la grille de départ.
Mekies : “Les positions de départ font la différence”
Pour Red Bull, l’impact est concret. Max Verstappen avait le rythme pour viser la pole, malgré sa sortie de piste en Q3 liée à un problème technique sur sa monoplace.
Laurent Mekies résume la situation après l’arrivée, sur Skysports : « Kimi Antonelli était le plus rapide en piste, et Max Verstappen était probablement un peu plus rapide que George Russell. »
Le directeur de Red Bull insiste également sur un point clé : « Les positions de départ font la différence. »
En course, Russell a construit sa victoire sur l’écart créé dans les premiers tours, profitant des difficultés des Ferrari et d’un peloton rapidement étiré.
Derrière lui, Verstappen a signé une remontée solide jusqu’à la deuxième place, mais sans parvenir à combler totalement l’écart. Antonelli, lui, a échoué à quelques dixièmes du podium.
Entre incident en qualifications, interprétation des drapeaux jaunes et scénario de course figé par la grille, Red Bull a le sentiment d’avoir laissé passer une opportunité.




















