La F1 verrouille Las Vegas pour dix années supplémentaires, jusqu’en 2037, consolidant son implantation dans un marché américain en pleine expansion.

La Formule 1 vient d’envoyer un signal fort sur l’avenir de sa présence aux États-Unis. Plusieurs destinations rêvent encore d’intégrer le championnat du monde, mais c’est Las Vegas qui vient de sécuriser sa place pour plus d’une décennie supplémentaire. Le Grand Prix disputé sur le célèbre Strip restera au calendrier au moins jusqu’en 2037.
Le pari lancé par la F1 il y a quelques années est aujourd’hui considéré comme une réussite stratégique majeure. Lorsque la discipline a officialisé son retour à Las Vegas en 2023, le projet avait suscité autant d’enthousiasme que de scepticisme. Entre les coûts d’organisation considérables, les perturbations pour les habitants et les investissements massifs consentis par Formula One Management, nombreux étaient ceux qui se demandaient si l’opération serait rentable sur le long terme.
Trois ans plus tard, le doute n’existe plus vraiment. Contrairement à la plupart des Grands Prix du calendrier, l’épreuve de Las Vegas est directement exploitée par la Formule 1 elle-même. Une particularité qui a conduit le championnat à investir plusieurs centaines de millions de dollars dans la construction du Grand Prix Plaza, un vaste complexe servant de paddock et de centre opérationnel pendant l’événement.
Cette implication financière sans précédent traduisait déjà l’importance accordée au marché américain. La prolongation annoncée cette semaine confirme que cette stratégie porte ses fruits.
Selon les chiffres avancés par les organisateurs, le Grand Prix aurait généré plus de 3 milliards de dollars de retombées économiques cumulées depuis son arrivée. La seule édition 2025 aurait produit 43 millions de dollars de recettes fiscales pour les autorités locales, des chiffres régulièrement mis en avant pour justifier la poursuite de l’événement.
Ces dernières années, la Formule 1 a considérablement renforcé son implantation aux États-Unis. Austin est désormais sous contrat jusqu’en 2034, Miami jusqu’en 2041, tandis que Las Vegas verrouille désormais sa présence jusqu’en 2037.
Cette stabilité offre au championnat une visibilité exceptionnelle sur l’un de ses marchés les plus importants. Portée par le succès de la série documentaire Drive to Survive, la F1 a réussi à transformer ce qui était autrefois un territoire difficile à conquérir en véritable pilier de sa croissance commerciale.
Pour Stefano Domenicali, président-directeur général de la Formule 1, Las Vegas s’est rapidement imposée comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier. « Nous avons toujours pensé que Las Vegas deviendrait un élément central de notre présence aux États-Unis », a-t-il déclaré, estimant que les résultats obtenus depuis 2023 confortaient la stratégie de développement du championnat sur le marché nord-américain.
La prolongation jusqu’en 2037 garantit ainsi à la Formule 1 la pérennité de l’un de ses projets les plus ambitieux de l’ère Liberty Media. Une décision qui confirme surtout une tendance devenue évidente : les États-Unis ne sont plus un marché à conquérir pour la F1, mais l’un des centres névralgiques de son avenir.





















