Jean Alesi regrette que Lewis Hamilton n’ait pas écouté le muret des stands de Ferrari pendant la voiture de sécurité virtuelle à Singapour. Dans sa chronique pour le Corriere della Sera, l’ancien pilote Ferrari estime que cette erreur était prévisible, vu les critiques que le Britannique adresse à l’équipe depuis quelque temps. Il salue en revanche le rythme de la SF-26 sur le circuit de Marina Bay.

Quarante tours sur un seul train de tendres
Hamilton a terminé sixième du Grand Prix de Singapour, alors qu’il était en lice pour un podium pendant une grande partie de la course. Pour rallier l’arrivée, il avait choisi une stratégie à un seul arrêt, avec un même train de pneus tendres utilisé pendant 40 tours. Dans la dernière partie de la course, ces gommes très usées l’ont rendu vulnérable : Kimi Antonelli, Lando Norris et Oscar Piastri ont fini par le dépasser.
Une période de voiture de sécurité virtuelle lui offrait pourtant une occasion de s’arrêter en perdant moins de temps qu’en conditions normales. Hamilton est resté en piste avec ses pneus usés. Après la course, il a reconnu être responsable de ce choix.
C’est ce que Jean Alesi a retenu dans sa chronique d’après-course. « C’est dommage qu’Hamilton n’ait pas écouté le muret des stands, écrit-il. Quelque chose comme ça devait finir par arriver, étant donné que Lewis se plaint depuis un certain temps déjà et remet en question le travail de l’équipe. »
Le Français a aussi retenu le résultat de Charles Leclerc, deuxième à un peu plus de sept secondes de Max Verstappen, vainqueur pour Red Bull. Pour lui, ce week-end offre des raisons d’espérer aux tifosi : « La SF-26 a été compétitive à Singapour dès le vendredi, ce qui rassure les supporters à l’approche de la saison prochaine. Je pense que le travail de développement progresse dans la bonne direction. »
Les excuses d’Hamilton : « J’en suis responsable »
Lundi soir, après avoir quitté Singapour, Hamilton a publié un message sur Instagram. « Le résultat d’hier n’était pas celui que nous recherchions, et j’en suis responsable », écrit-il. Il explique que, sur un circuit où les dépassements sont difficiles, il faut tenter quelque chose de différent : il a choisi une stratégie qui, finalement, n’a pas fonctionné. « C’est une leçon douloureuse, mais j’assume pleinement la responsabilité de mes décisions », ajoute-t-il, en précisant que tous les choix ne donnent pas le résultat espéré en F1 et qu’il faut accepter ses erreurs.
Hamilton remercie aussi l’équipe pour son travail à chaque week-end. Selon lui, la sixième place ne reflète pas le rythme que Ferrari avait en piste, et il retient « des points positifs » malgré le résultat. Il termine en remerciant les supporters présents à Singapour pour leur énergie, et promet de continuer à travailler et de revenir plus fort à la prochaine course.
Hamilton retrouvera la piste à Austin, du 23 au 25 octobre, sur un week-end au format classique, sans Sprint.










