Hamilton furieux de voir Mercedes autant dominer

Hamilton fulmine après sa 7e place à Melbourne. Le pilote Ferrari soupçonne Mercedes d’exploiter une zone grise du règlement moteur sur le taux de compression.

Lewis Hamilton, que l’on pensait apaisé par son nouveau défi en rouge, a décidé de ne plus faire dans la diplomatie. Il soupçonne Mercedes de jouer avec les limites du nouveau règlement après sa septième place sur la grille, à près d’une seconde de son ancienne équipe. Mais c’est surtout un sentiment d’impuissance face à une “super-puissance” qui prédomine.

Ce n’est donc pas seulement l’écart chronométrique qui agace le Britannique, c’est la manière. Hamilton a ouvertement pointé du doigt un sujet brûlant en coulisses : le taux de compression du bloc moteur allemand.

Pour 2026, la FIA impose des contraintes strictes sur la combustion pour favoriser les carburants durables. Hamilton sous-entend que Mercedes aurait trouvé une parade pour augmenter ce rapport sans déclencher d’alerte. “Si c’est vraiment le rapport de compression, je serai déçu que la FIA ait permis cela”, a-t-il lâché, lançant une première bombe avant même le premier virage de la saison.

Si Mercedes a trouvé une zone grise que la FIA a validée, Hamilton craint que le championnat ne soit déjà plié. « S’ils ont quelques mois d’avance, la saison est finie », a-t-il ajouté.

En plus de la suspicion, c’est le plaisir de pilotage qui semble s’être évaporé en Q2. Hamilton décrit une expérience frustrante, presque contre-nature pour un pilote de sa trempe. La gestion de l’énergie électrique (50% de la puissance totale en 2026) force les pilotes à des manœuvres absurdes comme le “Lift and Coast” en pleine ligne droite : Pour économiser de la batterie et éviter la panne sèche électrique en fin de tour, les pilotes doivent lever le pied à 300 km/h. “C’est l’opposé de ce que représente la F1 : l’attaque totale”, déplore-t-il.

Alors que son ancien baquet est occupé par Kimi Antonelli, qui s’est hissé en première ligne malgré un crash matinal, Hamilton voit le spectre d’une saison à sens unique se dessiner. Si Mercedes s’échappe dès le premier tour, la polémique sur leur moteur risque de devenir le seul véritable suspense de ce début d’année.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
Fondateur de f1actu.com, je suis la Formule 1 depuis plus de 35 ans. Cette expérience me permet aujourd’hui de porter un regard à la fois passionné et analytique sur l’évolution du sport, de ses enjeux techniques à ses coulisses. Avec une équipe resserrée, nous suivons chaque Grand Prix, chaque développement et chaque décision du paddock avec une exigence constante : proposer une information claire, contextualisée et utile aux passionnés. Chaque article fait l’objet d’un travail éditorial rigoureux, incluant relecture et vérification, afin de garantir la fiabilité des informations publiées. Certains outils numériques peuvent être utilisés ponctuellement pour améliorer la fluidité rédactionnelle, mais l’angle, l’analyse et la ligne éditoriale restent entièrement humains. Notre objectif est simple : offrir un contenu original, pertinent et accessible, fidèle à une vision exigeante de la Formule 1. Nos articles sont rédigés avec rigueur et engagement surtout depuis l'arrivée d'un journaliste professionnel chargé de relire et de corriger nos publications. Nous utilisons parfois des outils modernes pour fluidifier l’écriture ou enrichir nos analyses, mais la ligne éditoriale reste claire : proposer un contenu original, pertinent, et fidèle à notre regard de passionnés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *