Isack Hadjar visait un top 6 avant qu’une pièce de sa Racing Bulls ne se désintègre. Un abandon rageant qui lui coûte de gros points au championnat.

Après un sprint solide et une qualification brillante en sixième position, le rookie français tenait un résultat majeur au Grand Prix du Qatar. Mais à deux tours de l’arrivée, alors qu’il défendait une précieuse sixième place, sa course s’est arrêtée brutalement, victime non pas d’une erreur de pilotage, mais d’une défaillance structurelle de sa propre monoplace.
L’abandon de Hadjar n’est pas dû à un fait de course classique ou à l’usure prématurée des pneus Pirelli, pourtant pointés du doigt tout le week-end. C’est un élément aérodynamique de la Racing Bulls qui a cédé. Plus précisément, c’est la dérive verticale située au-dessus de la roue avant gauche qui s’est désintégrée.
Le plus frustrant pour le pilote est qu’il avait vu venir le désastre. Dix tours avant la fin, il a alerté son muret des stands, signalant des vibrations anormales et inquiétantes sur cette pièce de carbone. La réponse de l’équipe a été rassurante, affirmant que tout était sous contrôle. Une erreur de jugement fatale.
La pièce a fini par céder sous les contraintes aérodynamiques de la ligne droite, passant sous le fond plat et tranchant le pneu avant gauche instantanément. « Une voiture en plastique », a lâché Hadjar, amer, au micro de Canal+. Cette formule choc traduit l’impuissance d’un pilote qui voit des points importants s’envoler à cause d’une fragilité matérielle qu’il avait pourtant diagnostiquée en direct.
Hadjar n’a pas caché son agacement face à la physionomie même de ce Grand Prix. Les restrictions imposées par la FIA — 25 tours maximum par train de pneus — ont transformé l’épreuve en une procession forcée. « C’est juste une mauvaise course », a-t-il analysé froidement.
Le tracé de Losail, combiné à ces règles artificielles, a neutralisé les batailles en piste. Hadjar s’est retrouvé à gérer des écarts sans pouvoir réellement attaquer ou défendre, bloqué dans un rythme dicté par les arrêts obligatoires plutôt que par la performance pure. « J’aurais dû rester à la maison », a-t-il conclu, soulignant l’absurdité de piloter à fond pendant des relais courts sans pouvoir dépasser.
Malgré cet abandon qui lui coûte cher au championnat (il est actuellement 10e, à la lutte avec Hülkenberg et Alonso), le week-end qatari n’est pas un échec total. Sa vitesse pure en qualification et sa capacité à tenir le rythme des Mercedes en course confirment qu’il est prêt pour l’étape supérieure.
Alors que les rumeurs l’envoient chez Red Bull Racing aux côtés de Max Verstappen pour 2026, cette défaillance matérielle ne devrait pas peser lourd dans la balance des décideurs, mais elle laisse un goût d’inachevé avant la finale d’Abou Dhabi.
🗣️“Une voiture en plastique“
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) November 30, 2025
Hadjar frustré après sa crevaison à seulement deux tours de la fin 😔#QatarGP #F1 pic.twitter.com/su4cQMywYC
Saoulé, vexé, vénère… Irrécupérable…