Pour Isack Hadjar, Verstappen ne possède pas un secret impossible à copier : son avantage vient surtout de sa capacité à repousser la limite en permanence

En regardant les données de Max Verstappen, Isack Hadjar n’a jamais découvert un geste ou une performance qu’il se croit incapable de reproduire. Ce qui le frappe chez son équipier, c’est plutôt sa capacité à repousser les limites de la Red Bull à chaque tour, de la première séance aux qualifications.
À Sepang, le Français a encore montré qu’il pouvait se rapprocher de Verstappen sur un tour. Il a signé le troisième temps des qualifications en 1’35’’558, à 0’’428 de la pole du Néerlandais. Une performance qui aurait pu lui offrir une place en deuxième ligne, sans sa pénalité moteur de cinq places.
« Heureusement, il n’a jamais fait quelque chose qui m’a fait penser : “En fait, je ne peux pas le faire.” C’est simplement qu’il le fait tout le temps », explique Hadjar.
C’est cette constance qui impressionne le plus Hadjar. Pour lui, Verstappen ne réserve pas son niveau maximal aux moments où la pression monte. « Que ce soit en EL1 ou en Q3, le niveau reste incroyablement élevé et il délivre à chaque instant », explique le pilote Red Bull.
Les données lui donnent pourtant un repère particulièrement concret. Les deux pilotes travaillent dans le même garage et peuvent comparer leurs tours, leurs trajectoires et leur utilisation de la voiture. Hadjar peut donc voir précisément où Verstappen gagne du temps.
Le Français évoque ces petites différences qui peuvent sembler minimes sur un tour mais finissent par peser au classement. Quelques dixièmes perdus ici, une position abandonnée là, puis une conséquence directe le dimanche. « Ce sont toutes ces petites choses qu’il faut aligner comme Max le fait », résume Hadjar.
C’est probablement là que se situe aujourd’hui la principale différence entre les deux hommes selon le Français : la capacité à répéter le meilleur tour possible, et pas seulement à l’atteindre ponctuellement.
Hadjar se rapproche, mais Verstappen garde l’avantage
Les statistiques montrent que Hadjar a réduit l’écart habituel entre Verstappen et ses équipiers, même si le Néerlandais conserve une avance nette sur l’ensemble de la saison.
Avant Sepang, Verstappen comptait 163 points contre 86 pour Hadjar. En qualifications, le Français avait remporté quatre confrontations contre huit à son équipier. À Sepang, Verstappen a repris l’avantage en signant la pole tandis que Hadjar prenait la troisième place.
Le Français a toutefois atteint la Q3 lors de ses treize apparitions cette saison. Verstappen compte de son côté quatorze participations en Q3 sur seize séances.
Hadjar s’est retrouvé devant plusieurs pilotes de pointe en qualifications et n’a été battu que par Verstappen et Lewis Hamilton. Sa pénalité pour changement de composant moteur l’a ensuite fait reculer jusqu’à la huitième place sur la grille. Le Français avait déjà réussi à battre Verstappen en qualifications à Bakou, juste après son retour d’une blessure au poignet qui lui avait fait manquer trois courses. Il avait ensuite décroché son deuxième podium de la saison.
Ces performances ponctuelles ne suffisent pas encore à remettre en cause la hiérarchie entre les deux équipiers. Elles montrent en revanche que Hadjar peut aller chercher Verstappen sur certains week-ends.
Red Bull avait pris le pari de promouvoir Hadjar après une seule saison complète chez Racing Bulls. Le Français avait marqué les esprits avec son premier podium à Zandvoort et obtenu le deuxième baquet de l’équipe pour 2026. Son contrat a depuis été prolongé jusqu’à la fin de la saison 2027, signe que Red Bull considère son adaptation suffisamment convaincante pour poursuivre l’expérience.
Max Verstappen 🤜🤛 Sepang International Circuit
— Formula 1 (@F1) October 3, 2026
Ride onboard with the flying Dutchman as he secures pole for the Bahrain Grand Prix in Malaysia 💨#F1 #BahrainGP @pirellisport pic.twitter.com/kKSy6mU1Ol








