Grosjean félicite Bearman pour sa superbe course au Mexique

Oliver Bearman décroche une P4 historique pour Haas à Mexico. Romain Grosjean applaudit le jeune Britannique et félicite Komatsu pour son travail

Romain Grosjean n’a pas boudé son plaisir en commentant le GP de ce dimanche. L’ancien pilier de l’écurie Haas F1, garde un œil très attentif sur les performances de son ancienne maison. Ce week-end, lors du Grand Prix de Mexico, il y avait de quoi être à la fois surpris et impressionné.

Le jeune rookie Oliver Bearman, âgé de 20 ans, a livré une prestation magistrale pour aller chercher une quatrième place totalement inattendue. Sur ses réseaux sociaux, le Franco-Suisse n’a pas tardé à réagir. « Incroyable de voir @olliebearman P4, égalant le meilleur résultat historique de @haasf1team ! Ayao [Komatsu] fait un travail formidable et j’adore ça. »

Ce que Grosjean souligne, c’est le fait que Bearman a égalé le meilleur résultat de l’histoire de l’écurie américaine. Un record que Grosjean connaît bien, puisqu’il l’a établi lors du Grand Prix d’Autriche 2018.

Pour Haas, cette performance est une bouffée d’oxygène. Pour Bearman, c’est une confirmation éclatante de son talent. Le Britannique a profité d’une course chaotique, notamment d’un accrochage entre Lewis Hamilton et Max Verstappen, pour se hisser aux avant-postes. « J’ai pris un bon départ. Je me suis glissé entre les deux Mercedes, je pense », a analysé Bearman après la course. « Puis Hamilton et Max ont eu un petit accrochage, et j’en ai profité. »

Le moment le plus intense de sa course fut sans conteste sa bataille roue contre roue avec le quadruple champion du monde, Max Verstappen. Un moment que le jeune pilote n’est pas près d’oublier, et qu’il a décrit avec une franchise désarmante. « Honnêtement, je me ch*** dessus (sic) en étant côte à côte avec Max », a admis le Britannique. « C’est vraiment cool de se battre roue contre roue avec ces gens que je regarde depuis que j’ai commencé la F1. Je l’ai eu dans mes rétros pendant longtemps, c’était probablement la plus grosse pression que j’aie jamais eue en course. »

Malgré la pression, il a tenu bon. Verstappen a fini par passer, mais Bearman a sécurisé une P4 incroyable pour lui et son équipe.

Le podium était-il jouable ?

Bearman a même occupé la troisième place pendant une bonne partie du premier relais. La question d’un podium, qui aurait été historique, s’est forcément posée. Haas a finalement opté pour une stratégie à deux arrêts, sécurisant la P4 plutôt que de risquer un pari sur la dégradation des pneus.

« À certains moments, sur le pneu medium, je pensais pouvoir l’amener au bout », explique Bearman. « Mais je pense que dans notre position, c’était un peu risqué d’essayer de rester en piste pour le podium et de potentiellement finir sixième ou septième. Nous avons fait le bon choix en consolidant… P4, ce n’est pas mal. »

“Pas mal”, en effet. C’est une performance qui marque les esprits et qui donne raison à Romain Grosjean : sous la houlette d’Ayao Komatsu, qui a remplacé Günther Steiner cet hiver, la petite écurie américaine a montré qu’elle avait encore les crocs.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé travaille au sein d’un grand constructeur automobile, où elle évolue dans le domaine de la recherche et du développement. À ses heures perdues, elle met son expertise technique au service de F1ACTU, en décryptant les performances des monoplaces, les innovations et l'impact des évolutions réglementaires sur les forces en présence dans le paddock. Son regard critique et sa pédagogie nous permettent de mieux construire notre réflexion et nos analyses lors des week-end de course.

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