La hiérarchie moteur 2026 est moins claire qu’elle n’en a l’air. Et cela pourrait, paradoxalement, profiter à Mercedes après Miami.

La domination de Mercedes F1 Team en ce début de saison 2026 est sans partage. Trois Grands Prix, trois victoires pour George Russell et Kimi Antonelli. Le paddock entier était persuadé que la nouvelle unité de puissance de Brackley était l’arme fatale derrière ce retour au sommet. Faux, semble-t-il.
Une récente enquête de The Race vient de révéler des informations ayant l’allure de petite bombe : le moteur de référence de la grille ne serait pas le bloc allemand, mais bien le RBPT de Red Bull !
Dans ce cas, les difficultés actuelles de Max Verstappen s’expliqueraient moins par le moteur que par le châssis. La RB22 souffrirait d’un surpoids significatif — estimé à plus de 10 kilos — qui pénalise l’ensemble de ses performances.
Le règlement 2026 prévoit un mécanisme d’ajustement inédit. Après une première phase d’analyse, la FIA peut accorder des aides au développement (ADUO) aux motoristes en retrait.
Le principe est le suivant : si un moteur se situe au-delà d’un certain seuil de performance — fixé autour de 2 % — par rapport au meilleur bloc, son constructeur peut bénéficier de marges de progression supplémentaires.
Un scénario commence à circuler dans le paddock : si le moteur Red Bull est effectivement la référence, alors Mercedes pourrait théoriquement entrer dans cette zone. À ce stade, rien n’indique que Mercedes franchira ce seuil. Mais l’hypothèse n’est pas totalement écartée.
Si cela devait se produire, l’équipe allemande pourrait obtenir des possibilités d’évolution supplémentaires sur son unité de puissance, en complément d’un châssis déjà très performant.
Pour Ferrari, la perspective de voir une Flèche d’Argent déjà dominatrice obtenir des jokers de développement est un cauchemar absolu pour la course au titre.
Le seul filet de sécurité pour la Scuderia réside dans le règlement lui-même. Si Mercedes tombe sous le seuil critique face à Red Bull, Ferrari y sera très probablement aussi. L’écurie italienne bénéficierait donc des mêmes droits de développement pour tenter de combler l’écart. Mais rattraper une Mercedes qui s’améliore des deux côtés (châssis et moteur) s’annonce déjà comme une montagne à gravir.





















