Alonso et son départ canon : 25 ans que je me sens supérieur

Malgré la crise Aston Martin, Fernando Alonso a signé un départ spectaculaire à Melbourne et affirme se sentir supérieur depuis 25 ans.

À Melbourne, le vert d’Aston Martin était plutôt terne, mais l’éclat de Fernando Alonso est resté inchangé. Pendant que l’écurie de Silverstone s’enfonce dans une crise de fiabilité inédite avec son partenaire Honda, le double champion du monde a profité du Grand Prix d’Australie pour rappeler que le chronomètre ne dit pas tout du pilote.

Le départ de cette course a offert une parenthèse enchantée, une sorte de mirage dans le désert. Parti depuis la quinzième position, Alonso a fait parler ce qu’il appelle son « pur instinct » pour se hisser brièvement au dixième rang. Cet exploit, conclu par un extérieur d’une précision chirurgicale sur l’Audi de Gabriel Bortoleto, a servi de socle à une déclaration dont il est coutumier.

Face aux micros de DAZN, le vétéran du plateau n’a pas fait dans la demi-mesure en affirmant se sentir supérieur à ses rivaux depuis maintenant vingt-cinq ans. « Le premier tour est davantage une question d’instinct que de puissance moteur. Je me sens supérieur depuis 24 ans et, pour cette 25e année, je le ressens à nouveau », a-t-il déclaré, sourire aux lèvres.

Pourtant, ce sentiment de supériorité s’est heurté à la réalité d’une monoplace incapable de défendre sa position. Dès que les batteries ont montré leurs limites, Alonso est redevenu une cible facile, rendant jusqu’à 30 km/h en vitesse de pointe à des concurrents qui n’avaient pas à gérer une telle pénurie d’énergie.

La suite n’a été qu’un long calvaire : un premier arrêt au quinzième tour suite à une alerte sur les données, une brève reprise pour accumuler des kilomètres vitaux, puis un abandon définitif au vingt-et-unième passage.

L’Asturien explique que son équipe paie aujourd’hui le prix fort de ses retards en préparation. N’ayant pu effectuer les séances d’essais de départ à Bahreïn, il découvrait à Melbourne les procédures de déploiement d’énergie en conditions réelles. Cette phase d’apprentissage forcé en plein Grand Prix est loin d’être terminée. Si un espoir de renouveau pointe pour le Japon avec l’arrivée attendue de nouvelles batteries et de pièces de rechange, le prochain rendez-vous en Chine s’annonce déjà comme un exercice de survie.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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