Dernier sur la grille, Fernando Alonso fracasse Aston Martin après les qualifications de Barcelone et parle de « la pire voiture et du pire moteur » du plateau

Fernando Alonso a vécu une séance de qualification catastrophique lors de son Grand Prix national à Barcelone. Relégué sur la dernière ligne de la grille aux côtés de son coéquipier Lance Stroll, le double champion du monde n’a pas cherché à masquer sa frustration. L’Espagnol a dressé un bilan implacable du matériel fourni par Aston Martin cette saison.
Éliminé dès la Q1, à une seconde pleine de la Cadillac de Valtteri Bottas (20e), Alonso s’attendait à ce naufrage. Devant la presse, il n’a fait preuve d’aucune retenue pour décrire le package de l’AMR26, lourdement pénalisé par la nouvelle réglementation 2026.
« Je suis arrivé ici en sachant que nous serions les derniers, et nous sommes les derniers. Aucune surprise », a-t-il déclaré d’emblée. Interrogé sur les faiblesses aérodynamiques spécifiques mises en évidence par le tracé catalan, sa réponse a pris des allures de sentence : « Nous savons que nous avons la pire voiture et le pire moteur. Nous avons été très clairs lors de chaque course jusqu’à présent sur le fait que nous devons travailler. »
Les données télémétriques et le ressenti en piste confirment ce calvaire. L’Espagnol a décrit une monoplace au comportement erratique, presque dangereuse à piloter à la limite : « Notre moteur et notre boîte de vitesses sont un peu aléatoires. […] J’ai eu d’énormes blocages de l’arrière au freinage dans certains virages, et à l’inverse, le moteur continuait de pousser— comme si l’accélérateur restait à moitié enfoncé — sur d’autres phases de freinage. »
Aston Martin se retrouve dans une impasse à court terme. Alonso a d’ailleurs déjà fait une croix sur la prochaine manche : « Nous arriverons en Autriche dans deux semaines, nous serons derniers en qualifications. »
Le seul véritable motif d’espoir pour l’équipe de Silverstone réside dans la refonte totale de la monoplace. L’équipe attend avec impatience le Grand Prix de Belgique, prévu le mois prochain, pour introduire une très attendue “Version B” de l’AMR26, fruit du travail d’Adrian Newey, ainsi qu’une mise à jour de son unité de puissance Honda.
La piste d’une “dernière danse” chez Alpine
Ce climat technique délétère alimente un tout autre scénario en coulisses. Alonso, bientôt 45 ans, a laissé entendre que ce week-end pourrait être son dernier Grand Prix d’Espagne en Formule 1, mais le paddock bruisse d’une rumeur à peine croyable: un quatrième et ultime passage du côté d’Enstone.
Le retour aux affaires de Flavio Briatore à la tête d’Alpine change radicalement la donne. Le manager historique d’Alonso dispose d’un argument de poids face au naufrage actuel du partenariat Aston Martin-Honda : le moteur Mercedes s’est montré particulièrement robuste et performant sous la nouvelle réglementation de 2026.
Si Aston Martin parie sur le génie aérodynamique de Newey pour sauver son projet, Alpine offre à Alonso la garantie d’une base mécanique solide. Un argument qui pourrait suffire à convaincre l’Espagnol de boucler définitivement la boucle là où il a conquis ses deux couronnes mondiales, pour tenter de s’offrir un dernier podium avant la retraite.
Qualifying comes to an end.#BarcelonaGP pic.twitter.com/UF1wmCz102
— Aston Martin Aramco F1 Team (@AstonMartinF1) June 13, 2026





















