Massa reçoit un premier chèque de la FIA pour le Crashgate

La justice britannique ordonne à la FIA, Bernie Ecclestone et la FOM de verser près de 300 000 euros à Felipe Massa pour frais de justice dans l’affaire du Crashgate.

Le feuilleton juridique entamé par Felipe Massa vient de franchir une étape symbolique forte. Alors que l’ancien pilote Ferrari réclame réparation pour le titre mondial perdu en 2008 suite au scandale du “Crashgate” de Singapour, la Haute Cour de justice britannique a rendu une première ordonnance financière.

La FIA (Fédération Internationale de l’Automobile), Bernie Ecclestone et la FOM (Formula One Management) ont été condamnés à verser 250 000 livres sterling (un peu moins de 300 000 euros) à Felipe Massa, selon les informations de Skysports.

Il est important de préciser la nature de ce versement. Il ne s’agit pas d’un dédommagement pour le préjudice subi, mais du remboursement de frais de justice liés aux dernières requêtes de la procédure.

Néanmoins, pour le clan Massa, c’est un signal positif. Après avoir obtenu en novembre dernier le droit de mener cette affaire jusqu’à un procès, ce paiement forcé montre que la justice britannique prend au sérieux les arguments du Brésilien. Pour rappel, Massa réclame un total d’environ 75 millions d’euros en dommages et intérêts, estimant que la perte du titre a lourdement impacté sa carrière et ses revenus commerciaux.

Si le juge autorise Massa à poursuivre sa quête d’indemnisation, il a toutefois opposé une fin de non-recevoir sur un point essentiel : le palmarès. La cour a rejeté la demande de Massa visant à obtenir une déclaration officielle le désignant champion du monde 2008. Le procès se concentrera donc exclusivement sur la responsabilité de la FIA et d’Ecclestone dans la gestion du scandale et sur le préjudice financier qui en découle pour le pilote.

Le dossier part devant la Cour Suprême

Le procès ne débutera pas demain. La Haute Cour a certifié qu’une question juridique majeure soulevée par les défendeurs devait être tranchée directement par la Cour Suprême. La procédure est donc techniquement suspendue en attendant cette décision.

Ce délai supplémentaire permet aux deux parties d’affiner leurs arguments. Les avocats de Massa s’appuient notamment sur des déclarations passées de Bernie Ecclestone, suggérant que les instances dirigeantes étaient au courant du crash délibéré de Nelson Piquet Jr dès 2008, mais qu’elles auraient choisi de ne pas agir pour protéger l’image du sport.

Dix-huit ans après les faits, l’obstination de Felipe Massa ne concerne pas seulement un trophée. Elle interroge la gouvernance du sport : jusqu’où une instance peut-elle aller pour protéger ses intérêts commerciaux au détriment de l’équité sportive ?

Massa gagne une première bataille et la suite se jouera sur des détails juridiques complexes, mais le Crashgate de Singapour n’est pas encore enterré.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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