Avec Lewis Hamilton et Charles Leclerc, Ferrari pourrait devenir la première équipe de Formule 1 à dépasser les 100 millions d’euros de salaires pilotes.

Avec son nouveau contrat pluriannuel, Charles Leclerc aurait franchi un cap important sur le plan financier. Sa rémunération se rapprocherait désormais nettement de celle de Lewis Hamilton, arrivé à Maranello avec un statut de superstar et un salaire à la hauteur de son palmarès.
Comme souvent en Formule 1, Ferrari n’a pas dévoilé les détails financiers de l’accord. La durée exacte du contrat n’a pas non plus été communiquée officiellement. Mais selon plusieurs estimations, le nouveau salaire de Leclerc pourrait atteindre environ 50 millions d’euros par saison, contre près de 34 millions d’euros dans son précédent contrat.
Il existe toujours une écart avec Hamilton, mais il serait beaucoup moins important qu’avant. Le septuple champion du monde toucherait environ 60 millions d’euros par an depuis son arrivée chez Ferrari. Leclerc ne rejoint pas encore totalement son prestigieux coéquipier sur ce terrain, mais il entre clairement dans la même catégorie salariale.
En cumulant le salaire d’ Hamilton et la hausse accordée à Leclerc, Ferrari deviendrait la première équipe de l’histoire de la Formule 1 à dépasser la barre symbolique des 100 millions d’euros annuels pour son duo de pilotes. Un seuil inédit, même dans un championnat habitué aux montants impressionnants.
Ce chiffre en dit aussi beaucoup sur la stratégie de Maranello. Ferrari ne voulait pas seulement prolonger Leclerc. Elle voulait le verrouiller au cœur de son projet, à un moment où les spéculations autour de son avenir revenaient régulièrement. Aston Martin, McLaren ou encore Red Bull ont souvent été citées comme des options possibles si le Monégasque finissait par perdre patience face à l’attente d’un titre mondial avec Ferrari.
Leclerc, lui, a choisi de rester. À 28 ans, il demeure l’un des visages majeurs de la Scuderia. Il est déjà le deuxième pilote le plus capé de l’histoire de Ferrari, ainsi que le deuxième dans la hiérarchie des pole positions de l’équipe, derrière Michael Schumacher. Son palmarès compte huit victoires, mais il lui manque encore l’essentiel : un titre mondial avec Maranello.
Leclerc occupe actuellement la troisième place du championnat 2026, mais il compte déjà 56 points de retard sur Andrea Kimi Antonelli après cinq manches. Ses meilleurs résultats restent deux troisièmes places, obtenues en Australie et au Japon. Ferrari est compétitive, mais pas encore assez forte pour offrir à son pilote une voiture capable de se battre pour le titre.
Dans ce cadre, la comparaison avec Hamilton devient inévitable. Le Britannique reste le mieux payé, porté par ses sept titres mondiaux, son immense notoriété et son arrivée très médiatisée chez Ferrari. Mais Leclerc représente autre chose : la continuité, l’identification à Maranello, la fidélité d’un pilote formé dans l’univers Ferrari et devenu au fil du temps le pilier du projet.
La Scuderia assume donc un choix très coûteux, mais cohérent. Hamilton apporte le prestige immédiat et l’expérience d’un champion historique. Leclerc incarne le pari de long terme, celui d’un pilote encore jeune, profondément lié à Ferrari et toujours déterminé à ramener un titre mondial à Maranello.
Dépasser les 100 millions d’euros de salaires cumulés est une chose. Transformer ce duo en machine à gagner en est une autre.
The boss on Charles’ new contract 💬 pic.twitter.com/KJAryGca6P
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) June 3, 2026





















