Lewis Hamilton explique son grand changement chez Ferrari : une décision radicale dans son approche des weekend qui a marqué un avant et un après en 2026.

Lewis Hamilton a peut-ĂŞtre trouvĂ© la clĂ© de son adaptation chez Ferrari. Le tournant de sa saison 2026 n’est pas dĂ» Ă une Ă©volution aĂ©rodynamique majeure ou un changement radical de la monoplace, mais dans sa dĂ©cision personnelle d’abandonner le simulateur de Maranello.
Ă€ contre-courant d’une Formule 1 toujours plus dominĂ©e par les donnĂ©es et les outils virtuels, le septuple champion du monde a choisi de revenir Ă une approche plus instinctive. Un pari risquĂ© qui, selon lui, a « Ă©normĂ©ment » amĂ©liorĂ© ses performances et relancĂ© son aventure avec la Scuderia.
L’histoire commence après un dĂ©but de saison loin des attentes pour le Britannique. Après un premier podium encourageant dĂ©crochĂ© en Chine — son premier top 3 depuis son arrivĂ©e chez Ferrari — Hamilton a connu deux courses plus compliquĂ©es au Japon et Ă Miami, conclues par deux sixièmes places consĂ©cutives.
Sa frustration s’est alors concentrĂ©e sur le simulateur de Ferrari. Le problème n’Ă©tait pas l’outil en lui-mĂŞme, mais la corrĂ©lation entre les donnĂ©es virtuelles et la rĂ©alitĂ© du circuit. Hamilton a expliquĂ© que les rĂ©glages prĂ©parĂ©s en usine ne se traduisaient pas toujours par le comportement attendu une fois la monoplace en piste.
« Vous allez dessus, vous prĂ©parez le circuit, vous pilotez et vous rĂ©glez la voiture d’une certaine manière… puis vous arrivez sur le circuit et ce rĂ©glage ne fonctionne pas », avait-il expliquĂ© après Miami. Par consĂ©quent, le Britannique a dĂ©cidĂ© de changer complètement son approche avant le Grand Prix du Canada.
Ă€ partir de MontrĂ©al, Hamilton a choisi de ne plus utiliser le simulateur Ferrari pour prĂ©parer ses week-ends de course. Une dĂ©cision surprenante Ă une Ă©poque oĂą les Ă©quipes consacrent des milliers d’heures au dĂ©veloppement de leurs modèles virtuels. Mais pour Hamilton, cette mĂ©thode correspond davantage Ă sa façon de fonctionner.
« C’est un outil qui peut ĂŞtre puissant, mais pour moi, je suis de la vieille Ă©cole. Je suis probablement meilleur sans », a-t-il expliquĂ©. Le pilote Ferrari n’a d’ailleurs pas dĂ©couvert le simulateur rĂ©cemment. Depuis 1997, il utilise ces outils, mais il estime que leur efficacitĂ© dĂ©pend Ă©normĂ©ment de la qualitĂ© de la corrĂ©lation avec la voiture rĂ©elle.
Son expĂ©rience chez Mercedes l’avait dĂ©jĂ conduit Ă limiter son utilisation dans certaines pĂ©riodes de sa carrière. « Quand j’Ă©tais chez Mercedes, les premières annĂ©es, je ne l’utilisais pas. Puis il y a eu une pĂ©riode oĂą nous l’avons davantage utilisĂ©. Mais j’ai retrouvĂ© une meilleure performance depuis que j’ai arrĂŞtĂ© », a-t-il confiĂ©.
Des résultats qui valident son choix
Les chiffres donnent du crĂ©dit Ă la dĂ©cision du septuple champion du monde. Depuis son changement d’approche après Miami, Hamilton a signĂ© quatre podiums lors de ses cinq derniers week-ends de Grand Prix, avec notamment une première victoire sous les couleurs Ferrari Ă Barcelone.
Cette sĂ©rie lui a permis de revenir dans la lutte pour le championnat. Avant le Grand Prix de Belgique, il occupe la troisième place du classement pilotes avec 147 points, Ă seulement 32 longueurs du leader Kimi Antonelli. Plus qu’une question de vitesse pure, Hamilton estime surtout avoir retrouvĂ© la confiance nĂ©cessaire pour exploiter pleinement sa monoplace.
Le choix de Hamilton pose aussi une question intéressante pour Ferrari : un outil aussi avancé soit-il peut-il réellement convenir à tous les pilotes ? À Spa-Francorchamps, Hamilton disputera son sixième Grand Prix consécutif sans préparation dans le simulateur Ferrari. Lors des essais libres du vendredi, il a signé le quatrième meilleur temps, à sept dixièmes de Kimi Antonelli.
Time to get back to it, soft tyres go on đź”´ pic.twitter.com/1nkPkVZsIB
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) July 17, 2026




