Colapinto et Stroll n’iront pas en vacances ensemble

L’accrochage Stroll-Bortoleto au Brésil vire au règlement de comptes : Colapinto accuse Stroll d’être un danger récurrent sur la piste.

L’incident est classique à Interlagos : Lance Stroll (Aston Martin) et le héros local, Gabriel Bortoleto (Sauber), sont côte à côte. Stroll élargit sa trajectoire, accroche le pneu avant de Bortoleto et l’envoie violemment dans le mur. Course terminée pour le Brésilien.

Logiquement, on s’attendait à une explosion de colère de la part de la victime, Bortoleto, dont le week-end à domicile venait d’être ruiné. Il n’en fut rien.

Le pilote Sauber a été d’une maturité étonnante. Il a parlé d’un “incident de course”, a rappelé que Stroll a “toujours été correct” avec lui, et a surtout pointé du doigt sa propre responsabilité : s’il n’avait pas crashé sa voiture lors du Sprint la veille, il ne serait pas parti dernier et n’aurait jamais été dans cette position vulnérable.

Fin de l’histoire ? Non. Car le pilote le plus furieux de cet accrochage n’était même pas impliqué. Franco Colapinto, le pilote Alpine, avait une place aux premières loges. Il suivait juste derrière le duo lorsque l’accrochage a eu lieu. Après la course, l’Argentin a sorti la sulfateuse.

Interrogé sur l’incident, Colapinto s’en est pris directement, et très violemment, à Lance Stroll. « Stroll ne fait que sortir les gens, il ne regarde pas dans ses rétros », a lancé Colapinto. « Il a mis Gabi dans le mur. C’est ce qu’il fait à chaque fois. »

La violence de l’attaque est ce qui surprend. “C’est ce qu’il fait à chaque fois.” Colapinto ne parle pas d’une simple erreur de pilotage ; il parle d’une habitude, d’un modus operandi. Inutile de préciser que l’ambiance lors du prochain briefing des pilotes à Las Vegas risque d’être électrique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *