Max Verstappen, Oscar Piastri et Carlos Sainz tirent la sonnette d’alarme après les qualifications à Spa. Les critiques sur la F1 de 2026 se multiplient.

Le Grand Prix de Belgique a ravivé un débat qui ne cesse d’enfler depuis l’introduction de la réglementation 2026. Déjà très critique envers les nouvelles unités de puissance, Max Verstappen a de nouveau exprimé sa frustration après les qualifications de Spa-Francorchamps, allant jusqu’à comparer les performances de sa Formule 1… à celles d’une Formule 3 sur certaines portions du circuit.
À Spa, la gestion des batteries tourne au casse-tête. Privées de boost électrique dans les portions sinueuses, les monoplaces se retrouvent uniquement propulsées par leur moteur thermique, provoquant une chute de puissance qui agace sérieusement les pilotes.
Pour Verstappen, cette évolution dénature l’expérience de pilotage sur l’un des circuits les plus appréciés du calendrier. « Pendant une grande partie du deuxième secteur, on roule uniquement avec le moteur thermique. Ça représente quoi ? 450 ou 500 chevaux ? C’est plus ou moins la puissance d’une Formule 3, mais avec l’appui aérodynamique d’une F1. Vous pouvez imaginer que ce n’est pas très excitant à piloter. »
Le quadruple champion du monde a toutefois reconnu, avec une pointe d’ironie, qu’il ne souhaitait pas relancer une nouvelle polémique. « Honnêtement, je ne veux pas m’asseoir ici et me plaindre encore, parce que quelqu’un va finir par me tirer dessus à la sortie du paddock. J’essaie simplement de m’adapter. Ce n’est pas ce que j’aime dans la Formule 1, mais je fais avec. »
Le constat est partagé par Oscar Piastri, qui estime que plusieurs virages emblématiques ont perdu de leur intérêt avec les nouvelles voitures. L’Australien cite notamment Pouhon, qu’il décrit avec humour comme « un virage dans une ligne droite » tant il est devenu facile à négocier.
Il pointe également les énormes variations de puissance selon l’état de charge de la batterie. « On sort de certains virages avec près de 1 000 chevaux, puis d’autres avec seulement 550 ou 600. C’est très particulier et il faut constamment s’y adapter. »
Chez Williams, Carlos Sainz partage lui aussi ce sentiment. Sans vouloir dénigrer la discipline, l’Espagnol estime que Spa a perdu une partie de ce qui faisait sa magie. « Personne ne prend autant de plaisir sur un tour de qualification qu’il y a un an. Nous avons clairement perdu quelque chose avec ces voitures. »
Il va même plus loin en s’interrogeant sur le processus ayant conduit à la validation du règlement. « Quand je repense aux simulations réalisées en 2022 ou 2023, je me demande comment on a pu accepter ce résultat. Cela n’aurait jamais dû arriver. »
Le malaise est grandissant autour de la réglementation 2026. Si les nouvelles voitures permettent toujours d’offrir des courses animées, plusieurs pilotes estiment que Spa-Francorchamps, référence absolue en matière de sensations de pilotage, a perdu une partie de son ADN.
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— Formula 1 (@F1) July 18, 2026
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