Trois courses ont suffi à installer le doute. Mais chez McLaren, le discours reste résolument tourné vers la suite, à commencer par le GP de Miami

Cela ressemble à un faux départ pour McLaren en ce début de saison 2026. Les champions du monde en titre ont enchaîné les coups durs, laissant rapidement du terrain à la concurrence. Pourtant, dans le paddock, personne ne semble prêt à tirer un trait sur l’écurie de Woking.
Tout a commencé par un choc en Australie. Devant son public, Oscar Piastri a terminé sa course avant même le départ, piégeant sa monoplace lors des tours de reconnaissance. Une entrée en matière difficile à encaisser.
La semaine suivante, en Chine, le scénario a viré au cauchemar. Une panne électrique sur la MCL40 a immobilisé Piastri et Lando Norris avant même l’extinction des feux.
Il a fallu attendre Suzuka pour voir un tout autre visage. Piastri y a décroché une deuxième place solide, dans une course où la voiture de sécurité a peut-être coûté une victoire à McLaren.
Ce regain n’a rien d’un hasard selon Juan Pablo Montoya. Dans son podcast, le Colombien raconte même avoir échangé avec un ingénieur de McLaren dès l’ouverture de la saison. « Je pense que McLaren arrive. Quand ils commenceront à introduire leurs évolutions, ce sera une toute autre histoire. Je leur ai dit : vous n’êtes pas les plus rapides pour l’instant, mais vous allez le devenir. Il ne faudra pas longtemps avant que vous soyez de retour au sommet. »
La suite se jouera très vite. À Miami, McLaren prévoit d’introduire un nouveau package aérodynamique, avec l’objectif de réduire la traînée de la MCL40 sans compromettre la gestion des pneus.
Chez McLaren, le discours n’est pas du tout alarmiste. En interne, le début de saison est analysé avec recul. Le problème ne serait pas tant la performance brute que le manque de roulage accumulé depuis Melbourne.
Lando Norris l’admet lui-même sur le site officiel de l’équipe : « Nous n’avons pas commencé la saison comme nous l’espérions, mais nous ne sommes pas dans une mauvaise position. Nous devons simplement travailler pour revenir dans la lutte pour les victoires. »
Le Britannique pointe surtout un facteur clé : le temps passé en piste. Entre l’abandon avant le départ en Chine et le roulage limité au Japon, McLaren a perdu une partie précieuse de son apprentissage sur cette nouvelle génération de monoplaces.
Même constat pour Oscar Piastri : « Ne pas avoir pu prendre le départ lors des premières courses nous a fait perdre un temps d’apprentissage important. »
Ces dernières années, l’équipe a déjà prouvé sa capacité à inverser la tendance en cours de saison. Lando Norris le rappelle très bien : « Ce n’est pas la première fois que nous ne sommes pas là où nous voulons être au début. Mais nous avons déjà réussi à revenir plus forts. »
📉 Début de saison en trois actes
- Melbourne : Abandon avant le départ (crash de Piastri).
- Shanghai : Double panne électrique avant le départ.
- Suzuka : Premier signal positif (P2 pour Piastri).





















