Le mois qui arrive pourrait servir de vrai révélateur pour Ferrari, entre un Grand Prix de Monaco favorable et un package attendu à Barcelone.

Ferrari tient peut-être enfin sa première vraie occasion de donner une autre direction à sa saison. Jusqu’ici, la Scuderia est restée présente dans le haut du classement, sans jamais disparaître de la lutte, mais sans réussir non plus à faire vaciller Mercedes. Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont chacun décroché des podiums, mais Maranello reste encore dans cette zone frustrante : rapide, ambitieuse, mais pas encore en mesure de viser la victoire chaque dimanche.
Le calendrier pourrait toutefois ouvrir une fenêtre intéressante. Monaco, Barcelone puis l’Autriche forment une séquence très particulière : d’abord un circuit capable de masquer certaines faiblesses de la SF-26, ensuite un tracé qui servira de véritable révélateur technique, puis un rendez-vous où la hiérarchie pourrait commencer à se stabiliser. Pour Ferrari, ce bloc ressemble presque à un nouveau départ.
La première opportunité arrivera dans les rues de Monte-Carlo. Monaco présente plusieurs éléments favorables à la Scuderia. Les longues lignes droites y sont inexistantes, le moteur joue un rôle moins central, et la performance dépend surtout de la motricité, de l’agilité et de l’efficacité dans les virages lents. Autant de domaines où Ferrari peut espérer réduire une partie de son déficit habituel face à Mercedes.
La concurrence semble d’ailleurs prendre cette menace au sérieux. Lando Norris et Andrea Stella ont cité Ferrari parmi les grandes candidates à la pole position, ce qui en dit long sur le potentiel attendu de la SF-26 en Principauté. Pour Charles Leclerc, à domicile, l’occasion aura évidemment un goût particulier. Pour Lewis Hamilton, boosté par son podium au Canada, Monaco peut aussi devenir la suite logique de son regain de confiance.
Mais le vrai test arrivera ensuite à Barcelone. Montmeló reste l’un des circuits les plus complets et les plus révélateurs du calendrier. Une monoplace performante en Catalogne a souvent de bonnes chances d’être compétitive sur une grande partie de la saison. C’est aussi là que Ferrari espère introduire un nouveau package aérodynamique, présenté comme une étape importante dans le développement de sa voiture.
Marc Gené a toutefois rappelé que la Scuderia ne sera pas la seule équipe à évoluer. « À Barcelone, nous apporterons des améliorations, mais l’évolution constante doit être l’une des clés de la F1. C’est un circuit très exigeant : la voiture qui fonctionne bien à Barcelone a tendance à bien fonctionner sur la majorité des circuits. »
Autrement dit, Barcelone ne dira pas seulement si Ferrari a progressé. Le circuit dira surtout si Ferrari progresse plus vite que ses rivales.
La séquence se poursuivra ensuite en Autriche, sur le Red Bull Ring. Selon Motorsport Italia, ce rendez-vous pourrait ouvrir une nouvelle phase dans la hiérarchie du championnat. Après Monaco et Barcelone, Spielberg permettra de voir si les promesses entrevues peuvent se transformer en tendance durable.
Jusqu’ici, Ferrari a surtout limité les dégâts. Le prochain bloc doit désormais répondre à une question beaucoup plus directe : la Scuderia peut-elle encore transformer 2026 en véritable duel contre Mercedes ?





















