Entre la victoire à Barcelone et la claque en Autriche, Lewis Hamilton débarque à Silverstone dans une dynamique beaucoup plus incertaine.

Après l’euphorie de Barcelone et sa première victoire sous les couleurs de Ferrari, Lewis Hamilton a retrouvé un week-end beaucoup plus compliqué en Autriche. À Spielberg, le septuple champion du monde n’a jamais été en mesure de jouer les premiers rôles et termine cinquième, loin du podium malgré une troisième place sur la grille de départ.
La course s’est rapidement transformée en supplice pour Ferrari, incapable de transformer ses promesses du samedi en performance sur la durée de la course.
Ferrari avait pourtant introduit une évolution importante de son unité de puissance pour ce rendez-vous autrichien. Sur un circuit où les longues accélérations sont décisives, la comparaison avec Mercedes a très vite tourné à l’avantage des Flèches d’Argent.
Hamilton pointe surtout un manque dans l’exploitation de l’énergie plus qu’un déficit de puissance brute. « Ce n’est pas vraiment une question de moteur pur. À la sortie des virages, ça semble correct, mais sur les lignes droites, on perd beaucoup. Le déploiement n’est pas au niveau. Mercedes continue d’accélérer », a-t-il expliqué.
Hamilton prévient que les prochaines évolutions ne sont pas attendues tout de suite puisqu’il y a encore beaucoup de travail à l’usine.
Une stratégie qui n’a pas fonctionné
Pour tenter de reproduire le coup de Barcelone, Ferrari a de nouveau opté pour une stratégie agressive à trois arrêts. Hamilton a ainsi utilisé les trois composés Pirelli sur les 71 tours de course.
Mais très vite, la course a échappé à la Scuderia. « Je n’étais pas en phase avec les pneus aujourd’hui. C’était une course vraiment difficile, surtout avec la chaleur. Mon départ n’était pas bon, puis j’ai attaqué, mais les pneus arrière se sont dégradés à chaque relais », a-t-il confié.
Hamilton avait pourtant réussi à tenir le rythme dans les premiers tours avant de voir ses performances chuter progressivement.
En Autriche, la monoplace italienne a surtout manqué de stabilité. Dès le vendredi, le déficit en vitesse de pointe s’était fait sentir, et la course n’a fait que confirmer les difficultés. « L’équilibre était très instable, très difficile. On manquait déjà de vitesse vendredi, et en course c’était encore pire. En termes d’adhérence, on ne pouvait pas suivre », résume Hamilton.
Hamilton abordera Silverstone avec des doutes, malgré sa victoire en Espagne deux semaines plus tôt.
Lap 44/71: The third stop of the day for LH, rejoining on the Hard tyre ⚪️ pic.twitter.com/lFSzExhLrL
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) June 28, 2026




















