🔄 Mis à jour le 03/10/2026 à 13:19
Ferrari poursuit le développement de sa monoplace 2026 malgré le travail déjà engagé sur le prochain modèle, avec plusieurs solutions utiles pour le projet 2027

Charles Leclerc a placé Ferrari en tête des EL2 à Sepang, en 1’37’’528. Coïncidence ? Le même jour, la Scuderia a fait rouler une SF-26 modifiée au niveau du plancher, du diffuseur et du système hydraulique. Ces nouveautés donnent-elles un indice sur une zone qui pénalisait la voiture ? Elles permettent surtout de voir les pistes explorées par Ferrari, mais le meilleur temps du Monégasque ne suffit pas à confirmer qu’un problème a été corrigé.
Ferrari a réduit la surface du « bib », la partie qui relie l’avant du plancher au châssis, et ajouté deux générateurs de vortex dans cette zone. Ces éléments servent à mieux contrôler le flux d’air autour de cette partie du plancher, avec des effets possibles sur la circulation de l’air plus loin sous la voiture.
Ces changements complètent les modifications apportées au T-tray, dans la même zone. Les informations techniques rapportées à Sepang décrivent donc un travail de réglage du flux d’air, plutôt qu’un changement de philosophie pour la SF-26. Ferrari cherche à améliorer le contrôle de l’écoulement autour du plancher.
À l’arrière, Ferrari a modifié la cascade de petits ailettes placée sur le bord extérieur du diffuseur. Cette pièce participe au fonctionnement aérodynamique de la partie arrière de la voiture. La déclaration technique transmise à la FIA présente l’objectif comme un gain d’appui sur l’ensemble de la plage de fonctionnement de la monoplace. L’intervention reste concentrée sur les ailettes, sans refonte complète du diffuseur.
Le travail s’étend aussi à la commande des éléments aérodynamiques mobiles, à l’avant comme à l’arrière. Ferrari a modifié le système hydraulique qui contrôle leur ouverture, sans remplacer les actionneurs eux-mêmes.
Ferrari travaille donc à la fois sur le comportement des flux sous la voiture et sur le fonctionnement de ses éléments aérodynamiques mobiles. Cela donne une idée des problèmes que les ingénieurs cherchent à réduire.
Sur la feuille des temps, Leclerc a devancé Isack Hadjar de 0’’099, Lando Norris de 0’’137 et Max Verstappen de 0’’257. Lewis Hamilton a terminé cinquième, à 0’’305. Le Monégasque figurait déjà dans le top 5 en EL1.
Mais les conditions et les programmes compliquent toute comparaison directe. Verstappen a notamment signé son meilleur temps en pneus mediums, alors que Leclerc et plusieurs autres pilotes ont utilisé les tendres pour leur meilleur chrono. Les équipes n’ont pas toutes suivi le même programme et les EL2 ne donnent qu’un aperçu du potentiel réel des voitures.
Il faudra surtout voir si la SF-26 conserve ce niveau lorsque les réglages évolueront et que les conditions de piste changeront.
Ferrari n’a finalement pas attendu Austin pour continuer à faire évoluer sa voiture. Les nouveautés de Sepang constituent une étape intermédiaire avant un package plus conséquent attendu lors de la tournée américaine. L’équipe poursuit aussi le développement de la SF-26 parce que certaines données et solutions peuvent servir au projet 2027.
Friday on track done and dusted ✅ pic.twitter.com/DWY7WzjC6P
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) October 2, 2026






