La pluie a d’abord provoqué le retard du départ avant qu’un problème électronique ne vienne compliquer la première tentative à Sepang

Le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie aurait dû commencer il y a plus d’une heure, mais la course n’a toujours pas été lancée à Sepang. Deux problèmes se sont succédé : d’abord une météo très dégradée, puis une série de défaillances électroniques qui ont semé le chaos pendant le tour de formation.
Au moment où les pilotes devaient s’élancer, une forte averse s’est abattue sur Sepang. La quantité d’eau présente sur la piste était trop importante pour envisager un départ dans des conditions suffisamment sûres. La voiture médicale a effectué plusieurs passages pour évaluer l’état du circuit tandis que les véhicules chargés d’évacuer l’eau intervenaient sur la piste. La pluie a ensuite diminué et le circuit a commencé à sécher très rapidement.
La FIA a alors décidé de lancer la procédure avec un tour de formation derrière la Safety Car, avec au moins deux tours initialement prévus avant un départ arrêté.
C’est à ce moment que la situation est devenue beaucoup plus inhabituelle. Lewis Hamilton a signalé à Ferrari qu’il appuyait sur l’accélérateur sans obtenir de réponse. Le pilote britannique est ensuite resté immobilisé sur la grille avant de parvenir à réinitialiser son système.
Plusieurs autres pilotes ont rencontré des problèmes similaires, au point de provoquer l’interruption de la procédure et le retour des voitures dans la voie des stands. Des monoplaces équipées de groupes propulseurs Ferrari et Honda ont notamment été concernées.
Une piste commence désormais à être examinée : la centrale électronique standardisée utilisée par toutes les F1.
Une centrale commune aux 22 monoplaces
Depuis 2026, toutes les F1 utilisent la TAG-700, une centrale électronique fournie par Motion Applied, anciennement McLaren Applied. L’entreprise a été choisie par la FIA comme fournisseur exclusif de la SECU pour les saisons 2026 à 2030.
Ce boîtier joue un rôle majeur dans le fonctionnement de la monoplace. Il assure notamment le contrôle de fonctions liées au moteur thermique, au MGU-K, au châssis et aux commandes du pilote. Motion Applied présente la TAG-700 comme une plateforme centrale capable de coordonner ces différents systèmes.
Cela explique pourquoi un problème affectant cette électronique peut potentiellement toucher plusieurs voitures appartenant à des équipes différentes.
La FIA contrôle les logiciels
La centrale est standardisée, mais les équipes disposent de leurs propres logiciels de contrôle homologués par la FIA. Le règlement technique impose notamment que les versions utilisées soient enregistrées et identifiables par la Fédération.
Le détail devient particulièrement intéressant à Sepang : la FIA a transmis de nouveaux paramètres logiciels aux équipes avant une nouvelle tentative de départ, selon les informations disponibles dans le paddock.
Cela ne permet pas encore d’affirmer que la SECU est responsable des problèmes rencontrés par les pilotes. Une enquête devra déterminer si le problème vient effectivement de cette centrale, de son logiciel ou d’une interaction avec les différents systèmes des monoplaces.
Une autre théorie circule, selon laquelle c’est le logiciel des commissaires qui a rencontré un problème. nous en saurons davantage après la course.
La piste sèche désormais très rapidement à Sepang. Les équipes pourraient donc avoir à choisir entre les intermédiaires et les pneus slicks si la course peut enfin être relancée.
Mais que s’est-il passé dans ce tour de formation à Sepang ?! Procédure de départ suspendue après de longues minutes de confusion 🤯 #BahrainGP #F1 https://t.co/GgZ48L5QaS
— CANAL+ F1® (@CanalplusF1) October 4, 2026










