Au tour de Haas de poursuivre Guenther Steiner au tribunal

Le feuilleton juridique entre Haas F1 et son ancien directeur, Guenther Steiner, prend un nouveau tournant pour le moins inattendu

Alors que la Formule 1 ronronne au rythme des premiers Grands Prix de la saison 2024, c’est en dehors des circuits que se joue un nouveau rebondissement dans la saga opposant Haas et son ancien directeur, Guenther Steiner.

On se souvient qu’il y a peu, ce dernier avait saisi la justice pour des commissions non versées par l’écurie américaine. Ironie du sort, c’est désormais Haas Automation, la maison-mère et sponsor principal de l’équipe, qui contre-attaque par voie légale.

Dans le collimateur : l’autobiographie de Steiner, sobrement intitulée « Surviving to Drive ». Haas reproche à son ancien directeur d’avoir utilisé sans autorisation des éléments protégés par la propriété intellectuelle de l’entreprise, notamment des logos et éléments graphiques associés à la marque Haas Automation.

Selon les documents juridiques consultés par Motorsport.com, Haas Automation accuse Steiner d’avoir « créé, commercialisé, promu, vendu, distribué et tiré profit d’une publication intitulée ‘Surviving to Drive’ qui utilise et expose illégalement, et continue d’utiliser et d’exposer, les marques commerciales et l’ habillage commercial de Haas Automation pour le gain financier personnel et le profit illicite de Steiner. »

Le document poursuit en affirmant que « Haas Automation n’a jamais consenti à l’utilisation par Steiner des marques commerciales de Haas Automation ou de l’habillage commercial de Haas Automation sur le produit incriminé. »

Cette plainte soulève la question de l’utilisation équitable (fair use), un concept juridique américain qui permet, sous certaines conditions, d’utiliser des éléments protégés par la propriété intellectuelle sans autorisation formelle. Si l’affaire se déroule en Californie, comme cela semble être le cas, il sera intéressant de voir comment les tribunaux jugeront l’utilisation par Steiner d’éléments visuels appartenant à Haas Automation. Relèvent-ils d’un usage loyal à des fins de commentaire, de critique, d’information ou même d’humour ?

L’ironie de la situation ne manquera pas de faire sourire les observateurs de la Formule 1. Alors que Steiner traîne son ancien employeur en justice pour des questions d’argent, c’est lui qui se retrouve désormais sur le banc des accusés, pour avoir, selon l’accusateur, profité indûment de la marque qui l’a propulsé sur le devant de la scène.

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