L’hécatombe continue : Alpine vire son directeur des opérations

Dans le cadre de la restructuration qui secoue l’écurie française en difficulté, Alpine F1 a licencié son directeur des opérations, Rob White

L’écurie Alpine traverse une période de turbulences managériales sans précédent, et le dernier épisode en date est le limogeage de Rob White, directeur des opérations chevronné.

Figure respectée du milieu technique, White, âgé de 58 ans, cumulait 20 ans d’expérience au sein de la maison-mère d’Alpine, Renault, en Formule 1. Depuis 2016, il occupait le poste de directeur des opérations de l’usine d’Enstone.

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Selon BBC Sport, C’est le directeur de l’écurie, Bruno Famin, qui a annoncé la nouvelle aux employés de l’usine mercredi dernier. Arrivé chez Renault en 2004 en tant que directeur adjoint des moteurs sur le site de Viry-Chatillon près de Paris, White était un ingénieur réputé. Auparavant, il avait dirigé les opérations moteurs F1 chez Cosworth, un motoriste britannique de prestige.

Un porte-parole d’Alpine a déclaré : “Dans le cadre d’une restructuration opérationnelle plus large de l’équipe, nous confirmons le départ de Rob White. L’écurie tient à remercier Rob pour ses efforts au cours de sa longue carrière, tant à Enstone qu’à Viry-Chatillon, où il a dirigé le projet de moteur champion du monde en 2005 et 2006. Nous lui souhaitons le meilleur dans ses futurs projets.”

Le limogeage de White s’ajoute à une série de départs de cadres dirigeants survenus depuis l’arrivée de Famin à la tête de l’écurie en juillet dernier, suite à sa nomination par Luca de Meo, directeur général de Renault. Otmar Szafnauer et Alan Permane avaient été les premiers à faire les frais de ce remaniement, remerciés en plein milieu du week-end du Grand Prix de Belgique l’année dernière.

Face au début de saison décevant d’Alpine en 2024, le directeur technique Matt Harman et le responsable de l’aérodynamique Dirk de Beer avaient démissionné en mars. Quelques jours plus tard, l’ingénieur de conception réputé Bob Bell, passé par des écuries prestigieuses comme McLaren et Mercedes en plus de Renault, quittait à son tour l’équipe pour rejoindre Aston Martin.

Ces départs avaient initialement été gérés par une réorganisation interne, mais en mai, l’écurie a recruté l’ancien ingénieur de Ferrari et McLaren, David Sanchez, au poste de directeur technique exécutif pour diriger son bureau d’études.

Passée sous le nom d’Alpine en 2021, l’ancienne écurie Renault F1 avait alors terminé cinquième du championnat des constructeurs.

L’année suivante, en 2022, elle avait même grimpé à la quatrième place, avant de connaître une nouvelle désillusion en 2023 avec une sixième position finale. Pire, Alpine végète actuellement à la neuvième place du classement général après huit courses cette saison. Leur monoplace est la deuxième plus lente du plateau en qualifications.

Une récente mise à niveau du plancher n’a pas apporté les résultats escomptés en matière de performances, et à Monaco le week-end dernier, leurs pilotes se sont accrochés dès le premier tour. Résultat : Esteban Ocon, qui avait tenté de dépasser son coéquipier Pierre Gasly au virage de Portier alors que l’équipe leur avait demandé de rester en place, a écopé d’une pénalité de cinq places sur la grille pour le prochain Grand Prix du Canada.

Suite à cet incident, Bruno Famin avait annoncé sur Canal + qu’il y aurait des “conséquences”, sans en préciser la nature. On peut toutefois imaginer que le départ d’Ocon d’Alpine à la fin de la saison est plus que probable.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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